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  Foi Aller au coeur de la foi par l'Eucharistie
Après les deux propositions pour l'Avent et le Carême, voici la troisième annoncée l'automne dernier.

La première fiche, L'Eucharistie est au coeur de l'Eglise contient des textes majeurs tirés de saint Paul (Co 1, 10 et 11) avec des textes de méditation nous venant des premiers siècles de l'Eglise : Jean Chrysostome, Augustin, Didakè, avec quelques questions pour actualiser.

La seconde fiche, Célébrer l'Eucharistie veut nous faire entrer dans la dynamique de la prière eucharistique. Les neuf prières eucharistiques du Missel romain fonctionnent de la même manière, à quelques détails près ; ici, c'est la deuxième, dite pour les assemblées d'enfants, qui a été retenue parce que peu connue et très explicite. Rien n'empêchera d'élargir les investigations aux autres prières pour mieux les savourer.


L'EUCHARISTIE EST AU COEUR DE LA VIE DE L'EGLISE

Depuis toujours, l’Eucharistie est au centre de la vie de l’Église. Elle est source de son unité. Elle manifeste sa réalité profonde. Là, l’Église se reconnaît temple de l’Esprit, Corps du Christ. En se nourrissant du pain de vie, chacun trouve la force de se tenir dans la foi malgré les tentations et les épreuves, chacun devient membre de ce Corps et reçoit du Seigneur lui-même sa mission de service dans le monde.

En cette année de l’Eucharistie, je souhaite que nous puissions découvrir ce trésor dont parlait le concile du Vatican II : « La sainte Eucharistie contient tout le trésor spirituel de l’Église, c’est-à-dire le Christ lui-même, lui notre Pâque, lui le pain vivant, lui dont la chair, vivifiée par l’Esprit Saint est vivifiante, donne la vie aux hommes, les invitant, les conduisant à offrir, en union avec lui, leur propre vie, leur travail, toute création (le ministère et la vie des prêtres n° 5).

Puissions-nous remettre le Christ au cœur de notre vie chrétienne, lui qui est « la fin de l’histoire humaine, le point vers lequel convergent les désirs de l’histoire et de la civilisation, le centre du genre humain, la joie de tous les cœurs et la plénitude de leurs aspirations » (Vatican II, l’Église dans le monde de ce temps n° 45).

† Mgr Bernard CHARRIER, évêque de Tulle


Frères,
la coupe d’action de grâce que nous bénissons,
n’est-elle pas communion au Sang du Christ ?

Le Pain que nous rompons,
n’est-il pas communion au Corps du Christ ?

Puisqu’il y a un seul pain,
la multitude que nous sommes est un seul Corps,
car nous avons tous part à un seul Pain.


1 Co 10, 16-17
Pour la fête du Corps et du Sang du Christ

Pour moi en effet, j’ai reçu du Seigneur ce qu’à mon tour je vous ai transmis : le Seigneur Jésus, la nuit où il était livré, prit du pain et, après avoir rendu grâce, le rompit et dit :
« Ceci est mon corps, qui est pour vous ; faites ceci en mémoire de moi. »
De même, après le repas, il prit la coupe en disant :
« Cette coupe est la nouvelle Alliance en mon sang ; chaque fois que vous en boirez, faites-le en mémoire de moi. »
Chaque fois en effet que vous mangez ce pain et que vous buvez cette coupe, vous annoncez la mort du Seigneur, jusqu’à ce qu’il revienne.
1 Co 11, 23

Il me semblait que j’entendais ta voix, venant du haut du ciel :
« Je suis la nourriture des forts : grandis et tu me mangeras. Tu ne me changeras pas en toi, comme la nourriture de ton corps, c’est toi qui seras changé en moi. »
Saint AUGUSTIN, Confessions.

Que deviennent ceux qui communient ? Le corps du Christ. Ils ne sont pas plusieurs corps mais un seul. Que de grains de froment entrent dans la composition du pain. Mais ces grains, qui les voient ? Ils sont bien dans le pain qu’ils ont formé, mais rien ne les distingue les uns des autres, tant ils sont unis. Ainsi sommes-nous unis les uns les autres et avec le Christ. Celui-ci ne se nourrit pas d’un corps et celui-là d’un autre : nous sommes tous nourris du même Corps, et c’est pourquoi l’apôtre ajoute : parce que nous participons tous au même pain.
Si nous participons au même pain, si nous devenons un même Corps, pourquoi ne pas avoir même charité, et ne pas nous unir par ce lien puissant ?
Saint Jean Chrysostome

Il ne s’agit pas seulement de commémorer le souvenir d’événements du passé. À chaque Eucharistie, le peuple chrétien vient « faire mémoire » de Jésus Christ : il vient rencontrer Jésus vivant aujourd’hui et nouant aujourd’hui l’Alliance entre Dieu et l’humanité. Nous sommes remis ainsi en perspective de la grande aventure de Dieu avec l’humanité dont le foyer incandescent est la personne de Jésus, Christ mort et ressuscité pour nous.

Nous te rendons,
ô notre Père
pour la vie et la connaissance que tu nous as accordées par Jésus, ton enfant :

Gloire à toi dans les siècles !

Comme ce pain rompu,
autrefois disséminé sur les montagnes,
a été recueilli
pour ne faire plus qu’un,
rassemble ainsi ton Église
des extrémités de la terre
dans ton royaume !

Gloire à toi dans les siècles !

Nous te rendons grâce,
ô Père saint,
pour la reconnaissance,
la foi et l’immortalité
que tu nous as accordées
par Jésus ton serviteur :

Gloire à toi dans les siècles !

Souviens-toi, Seigneur,
de délivrer Ton Église de tout mal
et de la parfaire en ton amour.
Rassemble, des quatre vents,
l’Église que tu as sanctifiée
dans le Royaume que tu lui as préparé :
Vienne ta grâce !

Gloire à toi dans les siècles ! Amen

La Didaché (IIe siècle)

Pour réfléchir seul ou à plusieurs

Comment la liturgie dominicale nous aide-t-elle à tenir dans la foi ?

La présence du Seigneur nous est assurée. Sa présence est bien réelle. Qu’en est-il de notre présence ?

Une liturgie se prépare. Quelques-uns s’y emploient. Mais, les uns et les autres, de quelle manière nous préparons-nous, avant la messe, à rencontrer le Seigneur ?



CÉLÉBRER L’EUCHARISTIE

Le Seigneur soit avec vous Et avec votre esprit
Élevons notre cœur Nous le tournons vers le Seigneur
Rendons grâce au Seigneur notre Dieu Cela est juste et bon

…c’est d’abord prendre le temps de la louange émerveillée :
« c’est une fête pour nous » de chanter le Père avec Jésus.


Oui, Père très bon, c’est une fête pour nous ;
notre cœur est plein de reconnaissance :
avec Jésus nous chantons notre joie.

Gloire à toi : tu nous aimes

Tu nous aimes tellement
que tu inventes pour nous ce monde immense et beau.
Tu nous donnes ton Fils, Jésus, pour nous conduire à toi.
Tu nous rassembles en lui
comme les enfants d’une même famille !

Gloire à toi : tu nous aimes

Pour tant d’amour,
nous voulons te rendre grâce et chanter notre merci,
avec les anges et les saints qui t’adorent dans les cieux :

Telle est la cause première et dernière de toute prière qui n’a pour objectif que de nous faire entrer dans le désir de bonheur de Dieu pour nous, pour toute l’humanité et pour toute la création.

Saint ! Saint ! Saint, le Seigneur, Dieu de l’univers !
Le ciel et la terre sont remplis de ta gloire.
Hosanna au plus haut des cieux.
Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur.
Hosanna au plus haut des cieux.


Notre prière est ensuite rappel de l’œuvre de Dieu,
de toute l’histoire de Dieu avec les hommes.
Elle trouve son point culminant
dans l’incantation de son Fils jusqu’à sa mort,
sa résurrection et à l’envoi de l’Esprit.

Oui, béni soit Jésus, ton envoyé,
l’ami des petits et des pauvres.
Il est venu nous montrer
comment nous pouvons t’aimer
et nous aimer les uns les autres.

Il est venu arracher du cœur des hommes
le mal qui empêche l’amitié,
la haine qui empêche d’être heureux.
Il a promis que l’Esprit Saint serait avec nous
chaque jour pour que nous vivions de ta vie.

Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur.
Hosanna au plus haut des cieux.


Dieu, notre Père, nous te prions d’envoyer ton Esprit,
pour que ce pain et ce vin deviennent
le corps et le sang de Jésus, notre Seigneur.

La veille de sa mort, il nous a prouvé ton amour :
il était à table avec ses disciples ;
il prit un morceau de pain,
il dit une prière pour te bénir et te rendre grâce ;
il partagea la pain et le donna aux disciples en leur disant :


« Prenez et mangez en tous :
ceci est mon corps livré pour vous. »
Jésus Christ, livré pour nous

Il prit ensuite une coupe remplie de vin :
il dit encore une prière pour te rendre grâce ;
il fit passer la coupe à chacun, en leur disant :
« Prenez et buvez en tous,
car ceci est la coupe de mon sang, le sang de l’Alliance nouvelle et éternelle,
qui sera versé pour vous et pour la multitude en rémission des péchés. »
Jésus Christ, livré pour nous
Et puis il leur dit : « Vous ferez cela en mémoire de moi. »

Si le président de l’assemblée dit : « Ceci est MON corps »
il s’agit bien du corps du Christ ressuscité qui se rend présent à son corps qu’est l’Église ici rassemblée, elle-même pain rompu « pour vous et pour la multitude ».

La mémoire chrétienne n’est pas rappel d’un événement du passé
mais présence de cet événement dont l’actualité nous atteint et nous entraîne.

Après le récit de l’institution,
la demande reprend la louange qui précède :
à l’Esprit appelé sur le pain et le vin
correspond le même Esprit appelé
sur « ceux qui partagent ce repas ».
Ainsi se constitue le Corps du Christ
venu nous « montrer comment nous aimer les uns les autres. »

Nous rappelons ici, Père très bon,
la mort et la résurrection de Jésus, le Sauveur du monde :
il s’est donné lui-même entre nos mains
pour être maintenant notre offrande
et nous attirer vers toi.
Louange et gloire à notre Dieu.

Exauce-nous, Seigneur notre Dieu :
donne ton Esprit d’amour
à ceux qui partagent ce repas ;
qu’ils soient de plus en plus unis dans ton Église, avec le Pape…,
l’évêque de Tulle, les autres évêques,
et tous ceux qui travaillent pour ton peuple.
Un seul corps pour ta gloire


N’oublie pas ceux que nous aimons (…)
et ceux que nous n’aimons pas assez.
Souviens-toi de ceux qui sont morts (…),
accueille-les avec amour dans ta maison.
Un seul corps pour ta gloire

Rassemble-nous un jour près de toi,
avec la Vierge Marie,
la Mère du Christ et notre mère,
pour la grande fête du ciel dans ton Royaume.
Un seul corps pour ta gloire

Alors, tous les amis de Jésus, le Christ, notre Seigneur,
pourront te chanter sans fin.

Alors, la création enfin achevée tout honneur et toute gloire peuvent lui être rendus dès aujourd’hui et pour les siècles.

Par lui, avec lui et en lui,
à toi, Dieu le Père tout puissant,
dans l’unité du Saint Esprit,
tout honneur et toute gloire,
pour les siècles des siècles.

Amen

La communauté a entendu et vu ! Elle a chanté la gloire du Père, elle en est devenue corps du Christ ressuscité, elle va le recevoir. De cela, elle est sûre. À cela elle adhère de tout son être : Amen. Il lui reste à devenir ce qu’elle va recevoir…

Pour réfléchir seul ou à plusieurs

L’histoire de l’Alliance et l’histoire des hommes, appel à l’Esprit sur les dons et appel à l’Esprit sur le peuple, s’organisent en parallèle autour du récit de l’institution de l’Eucharistie et l’Anamnèse (passé-présent-avenir)
Comparer avec la prière eucharistique n° IV du missel

Dieu à l’œuvre dans notre propre histoire…
Laissons venir les points forts de notre histoire, les traces du mal comme les traces de l’esprit pour en faire offrande.
Laissons venir les personnes qui ont croisé, partagé, abîmé, embelli notre histoire. Laissons venir les petits gestes de ces derniers jours, l’espérance quotidienne.
Tout cela pour en faire offrande, pour construire le Corps du Christ.